Planification de la retraite et REER
Pourquoi attendre jusqu’à la fin février.
Si vous êtes de ceux qui se précipitent à la banque à la fin de février pour transférer leur contribution au REÉR avant la date fatidique, c'est que vous avez de l'argent à jeter par les fenêtres... Étonnante déclaration n'est-ce pas ? Maintenant que j'ai retenu votre attention, voyons pourquoi il est moins avantageux de cotiser en fin d'année qu'au tout début.
Le début et la fin
Prenons l'exemple de deux personnes qui commencent cette année à contribuer à leur REÉR. Le premier a mis 3 000 $ dès le début mars. Le second qui tient à épargner tout autant effectue la même contribution à la date limite. Année après année, ils répètent le même geste aux mêmes dates. 30 ans plus tard, ils ont versé chacun 30 contributions de 3 000 $ et obtenu, grâce à de bons conseils, un rendement identique de 7 % par année sur leurs placements...
Attention ça devient intéressant!
Le premier apprend que la valeur de son REÉR est de 303 219 $ alors que celui du second s'élève à 283 382 $. Une différence de 19 837 $ et pourtant ils ont versé la même montant pendant toutes ces années.
Comment justifier cet écart ? Tout bonnement parce que chaque cotisation effectuée par le premier a généré des revenus pendant une année de plus que l'autre. C'est ce qu'on appelle...profiter du temps.
Que feriez-vous avec 19 837$ ?
Peu importe la réponse, ça vaut la peine de commencer à cotiser tôt. Et si vous ne pouvez effectuer votre cotisation totale dès le début mars, il existe plusieurs façons originales de profiter du temps à condition de le vouloir vraiment: faites prélever un montant forfaitaire de votre compte à chaque paie; investissez votre retour d'impôt, vos remboursements de comptes de dépenses, l'économie sur des vacances moins dispendieuses etc. Il y a toujours moyen d'investir en cours d'année plutôt qu'à la toute fin.
L'autre bénéfice non négligeable pour vous, c'est d'éviter le stress désagréable que vivent tous ceux qui se précipitent à la banque en même temps. Les pauvres... s'ils savaient!







