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Planification de la retraite et REER

Pas de REÉR ? Il y a péril en la demeure !

Êtes-vous renversés de voir à quelle vitesse les saisons défilent? Bien plus vite encore revient l'échéance de mettre quelques économies de côté pour sa retraite. Et, à en juger par le temps qui nous file inéluctablement entre les doigts, cette retraite pourrait bien être à notre porte sans qu'on ne l'ait vu venir.

Qui dit hiver, dit saison des REÉR et qui parle de retraite, du moins pour la grande majorité d'entre nous, dit contribuer à son régime enregistré d'épargne retraite. La chose semble banale, connue, répétée, servie de toutes les façons, il n'en demeure pas moins que, bon an mal an, les statistiques nous révèlent la même situation inquiétante. Les contribuables participent trop peu à leur REÉR.

Selon Statistiques Canada, au Québec, vous êtes 1,4 million à avoir contribué à un REÉR, sur 5,2 millions qui ont remis une déclaration de revenu en 1998. Un frileux 28 % d'entre vous. C'est un pour cent de moins que la moyenne canadienne, deux pour cent de moins que les Ontariens. C'est trop peu vous diront tous les spécialistes consultés, et en particulier les fiscalistes. Cela veut dire qu'il y a plus de 70 % des contribuables qui ne contribuent pas à un REÉR!

La faute aux impôts



Pour s'esquiver, on a tous le même réflexe: « Avec les impôts que l'on paie, comment voulez-vous épargner? » Même s'il y a un fond de vérité dans tout cela, il se pourrait également que vous regardiez le problème par le mauvais bout de la lunette. Lorsque vous y pensez, votre revenu est probablement adéquat. Ce sont les fuites qui minent votre pouvoir d'épargne.

Il est intéressant de noter que la saison des REÉR coincide avec l'hiver. L'image d'ensemble de votre situation financière, c'est un peu comme votre maison en hiver. Elle peut être très solide, si elle n'est pas bien protégée contre les hasards de la saison froide, vous risquez de voir votre chaleur et votre richesse s'échapper par les fuites. De là à jeter votre argent par les fenêtres, il n'y a qu'un pas. Afin de boucher les fissures, vous ferez appel à un expert. Après tout, vous avez conclu, qu'à long terme, vous aurez la situation sous contrôle et que vous y gagnerez au change.

Pour ce qui est de votre situation financière, il faut commencer par colmater la plus grosse brèche. Posez la question: « Est-ce que je dois payer autant d'impôt? », c'est y répondre. Mais comment y arriver? Voilà l'autre réponse qu'il faut trouver avec l'aide de votre conseiller en placements.

Une étude qui a détonné



Les fiscalistes experts du Centre québécois de formation en fiscalité (CQFF), Claude Laferrière et Yves Chartrand ont pavé la voie en avril 1999 en publiant une étude choc sur les niveaux d'imposition réels payés par les contribuables québécois. Leur rapport a eu l'effet d'une bombe. Ils ont démontré, chiffres à l'appui que, dans bien des cas, les économies fiscales et sociales d'une cotisation REÉR peuvent atteindre de 60 % à 100 %.

Parlant de fuite dans vos finances, l'exemple le plus choquant illustrant l'étude du CQFF est le cas d'une personne, chef de famille monoparentale avec deux enfants, qui débourse 5 000 $ de frais de garde et qui gagne 27 000 $ par année. Par l'effet combiné de perte de crédits d'impôt, changement de fourchette d'imposition et autres mesures fiscales à l'origine de taux d'impôt cachés, ce contribuable perdait jusqu'à 104,2 % de toute hausse de salaire de 6 000 $ ou moins. C'est dire qu'il valait mieux pour les contribuables dans cette situation de ne travailler que quatre jours par semaine étant donné que le cinquième jour, il leur en coûtait carrément de l'argent! Rester à la maison n'est cependant pas très réaliste, vous en conviendrez.

Aux prises avec des taux d'imposition aussi prohibitifs, les contribuables n'ont donc qu'un recours: le REÉR. La conclusion des fiscalistes du CQFF : une meilleure information aurait sûrement encouragé les contribuables à souscrire à un REÉR. MM. Laferrière et Chartrand soulignent d'ailleurs à quel point ces économies fiscales et sociales ont été fortement sous-estimées par les divers intervenants de l'industrie du placement, puisque dans les faits, une déduction REÉR permet de récupérer tous les crédits d'impôt et programmes sociaux qui auraient été perdus sans la déduction REÉR. En bout de ligne, une déduction REÉR vous permet réellement de vous enrichir!

Le feuillet libérateur!



Parmi les chiffres de 1998 que Statistiques Canada a de dévoilé, on apprend aussi que les Canadiens ont versé 1 1,0 % de leur limite totale disponible qui est de 242,1 milliards de dollars, communément appelée « droit de cotisation (solde libre) » ou espace de contributions REÉR inutilisé. Pour connaître votre droit de cotisation inutilisé, référez-vous à votre feuillet de réponse de Revenu Canada (exemple ci-contre).



Conscient de ce phénomène alarmant, le Groupe Option Retraite a lancé depuis quelques années, une campagne de sensibilisation visant justement à accroître l'emploi des contributions REÉR non utilisées afin de réduire jusqu'à zéro le fardeau fiscal annuel des contribuables. Avec la campagne Zéro Impôt, le Groupe Option Retraite est le premier courtier en valeurs mobilières à promouvoir activement auprès du public épargnant l'utilisation des contributions REÉR afin de ramener l'impôt des particuliers jusqu'à zéro pour une partie donnée de l'année fiscale, et même dans certains cas, pour une année complète. La campagnea obtenu un franc succès, signe que les épargnants ne sont pas toujours renseignés suffisamment sur les possibilités qui s'offrent à eux grâce aux REÉR.

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