Consultez notre magazine !

Magazine Retraite

Planification de la retraite et REER

L’utilité d’un REÉR au nom du conjoint

Il existe des façons d’économiser de l’impôt si vous vivez en couple. Notre journaliste vous décrit ici les grandes lignes du fonctionnement des reér au nom de votre conjoint, une solution intéressante à envisager pour s’assurer le partage des revenus à la retraite.

Les sommes épargnées dans le cadre d’un REÉR seront tôt ou tard soumises à l’impôt. Celui-ci devra être acquitté au moment de leur retrait du REÉR, normalement à l’âge de la retraite. Si vous vivez en couple, le partage des revenus de retraite vous permet d’économiser de l’impôt. Pour ce faire, il suffit de mettre en place un REÉR au nom de votre conjoint. Le principe est le suivant: un contribuable cotise à un REÉR enregistré au nom de son conjoint, et il peut continuer à alimenter son propre REÉR. C’est lui qui profite de la déduction fiscale. La somme totale de ses deux cotisations ne devra pas excéder le montant de ses espaces REÉR inutilisés.

Le conjoint désigne la personne avec laquelle vous êtes marié ou celle avec qui vous entretenez une relation conjugale depuis au moins un an. Ce produit s’adresse aussi aux personnes de même sexe qui vivent en couple.

Qui doit cotiser au REÉR au nom de son conjoint?



La situation suivante montre bien l’importance d’évaluer les revenus de chaque personne, au moment de leur retraite, avant d’opter pour cette solution. Pierre et Josée vivent en couple. Pierre a un salaire de 50 000 $. Ses cotisations REÉR inutilisées s’élèvent à 10 000 $. Il ne dispose pas de fonds de retraite complémentaire.

De son côté, Josée a un salaire de 60 000 $, des cotisations inutilisées de 20 000 $ et un fonds de retraite intéressant. Pierre et Josée consultent leur conseiller pour savoir qui doit cotiser au REÉR de son conjoint ainsi que quel montant.

Le conseiller propose de faire en sorte que les REÉR appartiennent à Pierre puisque Josée a un fonds de pension intéressant. Deux revenus de 30 000 $ sont préférables à un seul de 60 000 $ à cause des taux marginaux d’impôt. Pierre cotise 10 000 $ – qu’il déduira lui-même de ses revenus – à son REÉR. Josée dépose 20 000$ – qu’elle déduira elle-même de ses revenus – dans le REÉR de Pierre. Si le couple n’a pas les moyens de cotiser 30 000 $ ensemble, il faudra d’abord privilégier les contributions de Josée puisque c’est elle qui a le taux marginal d’impôt le plus élevé.

Il faut également noter que, si une cotisation versée au nom du conjoint est retirée au cours des deux années civiles suivant l’année de la cotisation, c’est la personne qui l’a effectuée (dans ce cas, Josée) qui devra payer l’impôt sur le retrait. Après cette période, c’est le bénéficiaire (Pierre) qui devra payer cet impôt. Afin d’y voir un peu plus clair et de vous aider à mieux utiliser votre REÉR, nous vous invitons à répondre aux trois questions dans l’encadré ci-contre.


À lire aussi





Réponses:

Question 1: Faux. Évitez d’utiliser les sommes d’argent contenues dans votre REÉR à des fins autres que la retraite. Tout retrait du REÉR sera soumis à des retenues à la source proportionnelles au montant du retrait.

Question 2: Faux. Retarder le paiement de votre hypothèque pour contribuer à votre REÉR peut dans bien des cas s’avérer plus judicieux. Payer votre hypothèque le plus tôt possible vous permettra, certes, d’économiser des milliers de dollars. Mais si vous optez pour la stratégie inverse, celle-ci sera à long terme beaucoup plus profitable. En retardant ce remboursement (amortissement sur 25 ans et non 20 ans par exemple), vous réduisez vos mensualités et dégagez des liquidités. Celles-ci seront affectées au financement d’un emprunt qui permettra de cotiser au maximum à votre REÉR. Quels sont les avantages d’une telle opération? Tout d’abord, vous profitez du contexte actuel: le maintien à un bas niveau des taux hypothécaires vous évite tout empressement quant au remboursement de votre hypothèque. En exploitant vos droits de cotisation inutilisés, vous réduisez votre revenu annuel imposable.

Si, par exemple, vos cotisations inutilisées s’élèvent à 14 000 $ et que votre salaire est de 40 000 $ par année, votre taux d’imposition sera calculé sur la base de 26 000 $ au lieu de 40 000$. Vous augmentez également la rentabilité du capital investi dans votre REÉR grâce à la magie des intérêts composés.

Question 3: Vrai. Il peut être intéressant d’emprunter pour augmenter le montant de vos contributions dans un REÉR. Cela peut constituer l’occasion de cotiser le maximum de votre contribution annuelle ou encore d’exploiter vos droits inutilisés les années précédentes. Les intérêts versés sur l’emprunt seront bien sûr à votre charge, mais cette stratégie est généralement avantageuse si vous procédez de la façon suivante. Demandez un «prêt REÉR». Vous en trouverez facilement auprès des banques et des caisses qui proposent dans ces cas-là des taux plus intéressants que ceux des prêts personnels. Certaines offrent même la possibilité de retarder de quelques mois la date du premier versement. Ainsi, vous pourrez rembourser une grande partie de votre emprunt (parfois la totalité) dès l’année suivante grâce au retour d’impôt obtenu après cotisation au REÉR.

Retour Haut de page

Trouver son conseiller

Recherche


Prenez rendez-vous

Planification de la retraite et REER

Investissez-vous?