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Planification de la retraite et REER

Le REER de conjoint est-il toujours de mise ?

Pour fractionner les revenus à la retraite, la technique de cotiser à un REÉR de conjoint, particulièrement de celui qui ne pourra profiter d'une pension relative à son emploi est généralement recommandée.

Pour connaître certains détails du REER conjoint de conjoint, nous vous invitons à lire ce texte : http://www.optionretraite.com/impot-fiscalite/pourquoi-donner-aux-gouvernements-ce-quon-peut-donner-au-conjoint-.html

Depuis octobre 2006, l’imposition des fiducies de revenu a été modifié et depuis 2007, une nouvelle mesure permet de fractionner certains revenus de pension avec votre conjoint.

Pour les personnes de 65 ans et plus, la pension de votre employeur et vos retraits de vos régimes enregistrés (FERR , FRV et RPDB) ou bien la rente qui en découle sont admissibles au fractionnement. Pour les personnes de moins de 65 ans, seule la pension de votre employeur peut être fractionnée.

Avec cette nouvelle mesure, les REER de conjoint ont-ils toujours leur place dans votre planification financière ? La réponse est oui.

Voici 4 bonnes raisons qui expliquent cette position :
1) Le régime d’accession à la propriété (RAP)
Si un des conjoints ne cotise pas à son REER faute de moyen, le conjoint plus en moyen devrait cotiser à un REER de conjoint s’il veut que son couple utilise au maximum le RAP pour l’achat d’une première maison par exemple.
2) Le régime d’encouragement à l’éducation permanente
Encore là, si un des conjoints ne cotise pas à son REER faute de moyen, le conjoint plus en moyen devrait cotiser à un REER de conjoint s’il veut que son couple utilise au maximum le REEP pour le retour aux études de l’un ou l’autre des membres du couple.
3) Le compte de retraite immobilisé (CRI)
À l’heure actuelle, les règles connues interdisent le fractionnement des revenus de retraite pour les revenus tirés d’un FRV avant 65 ans, le prolongement logique du CRI. Donc, les personnes qui opteraient pour le CRI au lieu de la rente de l’employeur pourraient être défavorisées au niveau du fractionnement du revenu avant 65 ans. Le REER de conjoint pourrait atténuer ce désavantage. Il ne faut pas oublier de plus que le CRI a deux importants avantages comparativement à la rente de l’employeur : il permet au rentier de choisir la cadence de ces retraits et de transférer du capital à ses héritiers en cas de décès.
4) Et il y a tout ce qu’on ne connaît pas
Qui aurait cru en 1957 au lancement du régime enregistré d’épargne retraite (REER) qu’un jour, nous pourrions nous servir de ces fonds pour financer l’achat d’une nouvelle maison et plus tard pour un retour aux études. Quelle surprise nous réserve-t-on pour l’avenir ? Pourrons-nous un jour nous servir de notre REER pour le financement de nos soins de santé ?

Une chose est certaine : un certain partage entre les REER des deux conjoints est toujours souhaitable. Il vous offre un meilleur équilibre des revenus de retraite et la maximisation des outils offerts par le gouvernement dans le temps pour notre meilleur bien-être.

Auteur : Stéphane Mondou , Directeur du marketing , Groupe Option Retraite , s.mondou@option.ca

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