Impôt et fiscalité
Pourquoi donner aux gouvernements ce qu’on peut donner au conjoint ?
L'un fait un bon salaire. L'autre gagne peu...Le premier participe à un régime de retraite auquel son employeur contribue et sera imposé à un taux élevé pendant que le deuxième gagnera toujours aussi peu sans grande sécurité de retraite. Si ce scénario ressemble au vôtre, voici comment y remédier...
Les dépenses courantes
Une façon simple de favoriser l'épargne du conjoint ayant les revenus et le taux d'imposition les plus faibles, c'est de régler les dépenses courantes (alimentation, vêtements, loisirs etc) de la poche du conjoint disposant du plus gros revenu permettant ainsi au moins fortuné d'épargner. Les revenus générés par les placements seront ainsi imposés à un taux moindre.
Le REÉR du conjoint
Dans le but de fractionner les revenus à la retraite, il est plus avantageux de garnir le REÉR des deux membres du couple, particulièrement de celui qui ne pourra profiter d'une pension
relative à son emploi.
La règle est simple: le contribuable ayant le droit de cotiser à un REÉR peut aussi bien le faire au profit de son conjoint. Une seule chose; le total de ses cotisations ne doit cependant pas dépasser sa limite permise...
Les restrictions
Il y a cependant deux restrictions quant au retrait des fonds.
Primo, dans le cas où des sommes contribuées au REÉR au profit du conjoint d'un particulier sont retirées par le conjoint durant les deux années suivant la contribution, le particulier et non le conjoint doit inclure dans son revenu le montant retiré.
Secondo, lorsqu'un REÉR au profit du conjoint est converti en FERR, tout retrait en sus du minimum à retirer sera imposable entre les mains du particulier ayant effectué les cotisations au REÉR.
Bien des couples omettent d'utiliser ces stratégies pour s'avantager mutuellement et donnent ainsi aux gouvernements ce qui pourrait aller au conjoint.







