Impôt et fiscalité
L’opération zéro impôt grâce à votre résidence.
En général, les gens ont tendance à voir leur hypothèque par le mauvais bout de la lunette, comme si, par un effet grossissant, leur hypothèque devenait un énorme fardeau dont ils devraient se débarrasser le plus tôt possible: ils la voient ainsi comme une « hypopothèque ». On nous l'a souvent dit, « qui paie ses dettes, s'enrichit » et, bien que ce soit plus souvent qu'autrement une vertu, il n'est pas étonnant de voir des propriétaires qui appliquent ce dicton à la lettre.
Dans les faits, contracter un emprunt hypothécaire c'est bel et bien contracter une dette, mais il ne s'agit pas d'une dette ordinaire. Voici pourquoi: dans un premier temps, votre emprunt est garanti par la valeur intrinsèque de la propriété que vous acquérez, ce qui veut dire que vous pouvez toujours rembourser votre dette en vendant la maison. En second lieu, vous n'achetez pas votre maison avec l'idée d'investir votre argent pour vos vieux jours.Là où la plupart des épargnants font fausse route, c'est de croire qu'il importe à tout prix de payer son hypothèque en premier et le plus tôt possible, ce qui ensuite permettra d'avoir les sommes pour investir dans son régime de retraite. Ainsi, il est fréquent de constater que des ménages sont littéralement coincés avec des remboursements hypothécaires qui drainent toutes les économies et paralysent tous les autres placements. Cette idée largement répandue de rembourser son hypothèque en quatrième vitesse est en quelque sorte un relent de la fin des années 70 - début des années 80, où les taux hypothécaires frisaient les taux... usuraires. En mai 1982, le taux hypothécaire d'un an était de 19,5 %.
La prise ou le renouvellement d'une hypothèque est souvent le meilleur moment pour consulter un conseiller en placements ou un planificateur financier. Le fait de consulter pour son hypothèque devient le prétexte idéal afin de prendre du recul avec l'aide d'un expert en finances personnelles. Souvent, cela permet d'avoir une meilleure vue d'ensemble et de découvrir des façons de mieux réaffecter les sommes disponibles pour se constituer un pécule de retraite.
Utiliser votre hypothèque comme levier financier pour garnir vos REER.
Prenons l'exemple d'un couple où les conjoints ont 45 ans et ont ensemble des revenus de 65 000 $. Ils ont décidé de payer leur hypothèque de 65 000 $ en dix ans, soit 750 $ par mois. Ils se sont donc serrés la ceinture, ce qui a occasionné un solde sur leurs cartes de crédit et leur marge de crédit personnelle, en tout 10 000 $ de dettes, qu'ils ont dû consolider en empruntant. Les voilà aux prises avec un nouveau terme mensuel de 325 $ à rembourser sur trois ans. Par-dessus tout cela, sentant qu'à 45 ans la retraite n'est plus si loin, ils ont décidé d'investir 500 $ par mois dans leur REÉR. Donc des paiements mensuels de 1 575 $.
En analysant la situation du couple, le Groupe Option Retraite a mis en lumière que pour l'an passé ces derniers avaient des contributions REÉR inutilisées de 40 000 $ ! Voici quelques éléments de la proposition qui a été faite au couple tout en respectant leur capacité actuelle de payer :
•Emprunter 40 000 $, remboursables sur une période de 5 ans, qui pourraient être déposés directement dans leur REÉR.
•Refondre le prêt personnel dans le prêt REÉR ou l'ajouter à l'hypothèque afin de dégager d'autres liquidités.
•Fractionner la déduction REÉR sur deux ans afin de profiter au maximum des retours d'impôt.
•Demander à l'employeur de réduire les impôts à la source pour les deux prochaines années pour tenir compte des montants qui ont été versés dans leur REÉR.
•Au cours des deux prochaines années, verser les économies d'impôt que l'employeur réduit à la source dans le REÉR.
•Rééchelonner le prêt hypothécaire de 10 ans qu'il était, à 25 ans, libérant du coup environ 300 $ de liquidités. À l'âge de 55 ans, le scénario proposé par le Groupe Option Retraite pourrait permettre au couple d'accumuler plus de 192 500 $ en REÉR en supposant un taux de rendement de 7 % alors que le solde de leur hypothèque ne sera plus que d'environ 50 000 $.
En contrepartie, si le couple continue sur la voie originale, à l'âge de 55 ans, leur hypothèque serait entièrement remboursée et ils auraient environ 85 500 $ dans leur REÉR.
Vous avez le choix entre plusieurs stratégies pour arriver à L'OPÉRATION ZÉRO IMPÔT. Mais attention, les résultats ne sont pas toujours les mêmes. Il vaut mieux consulter un conseiller en placements pour y voir plus clair. Votre conseiller possède la formation appropriée pour vous guider adéquatement. N'hésitez pas à le consulter ...







