Gestion du risque
Les 10 risques qui menacent votre sommeil
Bien sûr, les tremblements de terre et les tornades peuvent déranger votre sommeil, mais il n’y a pas que les catastrophes naturelles. Tous vos placements comportent des risques qui peuvent ébranler votre quiétude. Tour d’horizon de ceux qui vous guettent.
Il ne faut pas se faire d’illusions, tous les placements comportent des risques, même les placements garantis. Évidemment, d’un placement à un autre, le niveau de risque n’est pas le même. L’important, c’est d’apprendre à le gérer selon vos objectifs. Bien sûr, pour assurer une bonne croissance de vos actifs, il faut ajouter une part de risque supplémentaire à vos placements. Par contre, il faut apprendre à gérer ce risque pour atteindre vos objectifs de retraite. Afin de bien comprendre cet aspect important de la gestion des placements, voici une série de facteurs qui peuvent rendre votre portefeuille volatil (sensible aux variations de la Bourse et des taux d’intérêt) ou, à la limite, vous causer des pertes en capital. À vous de minimiser ces risques!Le risque unique.
Celui-ci apparaît lorsque tous vos avoirs sont dans le même panier. Vous pouvez le réduire par une diversification de votre portefeuille dans divers placements, et même dans plusieurs régions. Ne vous méprenez pas: investir chez une seule institution financière ne constitue pas un risque.On parle plutôt d’un seul titre. Si vous n’aviez que des actions de Steinberg dans votre portefeuille, vous avez compris ce que représente le risque unique.
Le risque politique.
Chaque pays comporte un risque différent. L’incertitude politique, le changement de réglementation, la nationalisation d’une industrie sont autant d’éléments qui contribuent à hausser ce risque. Le dernier budget fédéral, en éliminant le plafond du contenu étranger, favorise les investissements internationaux. Avant d’aller de l’avant d’une façon beaucoup plus importante, ne sous-estimez pas le risque politique des marchés étrangers.
Le risque des marchés.
Ce type de risque correspond aux incertitudes des différents marchés. Par exemple, il y a le risque de ne pas profiter des possibilités de croissance des marchés étrangers (en investissant uniquement au Canada) et de ne pas profiter de la croissance des marchés boursiers (en vous limitant aux placements garantis). Un conseil: plus vous diversifiez vos placements, plus vous minimisez ce risque. Une trop grande diversification peut cependant vous nuire.
Le risque de change.
Lorsque vous investissez dans différents marchés, vous faites face aux fluctuations des taux de change. Si votre portefeuille est investi à 100 % dans des placements en dollars canadiens et que vous passez 6 mois en Floride, il convient de vous prémunir contre ces fluctuations. La dernière année nous a montré que même les devises fortes, comme le dollar américain, peuvent fluctuer de façon significative.
Le risque de défaut.
Ceux qui ont perdu leurs économies dans des fiducies ou des compagnies d’assurances ayant déclaré faillite connaissent bien ce type de risque. Qui ne se rappelle pas également la débâcle du magasin Eaton? Ce risque se retrouve autant pour les détenteurs d’actions que d’obligations corporatives.
Le risque d’intérêt.
La chute des taux d’intérêt représente un risque auquel font face les détenteurs de certificats de placement garanti (CPG). Quand les taux diminuent, c’est votre qualité de vie qui en souffre. Voilà un type de risque que personne ne veut subir!
Le risque d’inflation.
L’inflation affecte directement votre pouvoir d’achat. Ainsi, plus elle augmente et plus vous aurez besoin de rendements supérieurs pour compenser et maintenir votre niveau de vie. De plus, il ne faut pas oublier que l’inflation a un impact direct sur les taux d’intérêt. Une hausse des taux d’intérêt provoque généralement une baisse de la valeur des obligations et du marché des actions.
Le risque de secteur.
Les gens qui ont investi massivement dans le secteur des technologies à la fin des années 1990 comprennent que le risque de concentration, dans un secteur donné, peut occasionner de bien mauvaises surprises. Investir dans un fonds de secteur ne vous écartera pas de ce risque. En 2000, 2001 et 2002, tout le secteur technologique a plongé; pas un seul fonds n’y a échappé.
Le risque fiscal.
Quand vous investissez, n’oubliez pas l’impact des impôts sur vos placements. Il faut savoir que vous ne payez pas le même impôt sur un gain en capital, un dividende et un revenu. Des revenus additionnels peu avantageux sur le plan fiscal peuvent avoir une incidence importante sur vos finances. Par exemple, une mauvaise planification de vos revenus de retraite pourrait vous amener à rembourser une partie ou la totalité de votre pension de la sécurité de la vieillesse.
Risque de liquidité.
Lorsqu’il est difficile et même impossible de vendre un de ses placements à juste prix, vous êtes victime du risque de liquidité. Par exemple, si vous investissez tout votre portefeuille dans des CPG non rachetables ou certains billets liés, vous pouvez difficilement faire face à des imprévus.
La meilleure stratégie pour dormir sur vos deux oreilles
Quand on fait un placement, il est important de définir ses objectifs et de les maintenir. C’est la meilleure attitude pour faire face aux soubresauts des marchés. N’oubliez jamais qu’un horizon de placement à long terme et une bonne diversification permettent de diminuer les risques à court terme.
Tout le monde investit pour s’assurer une retraite de qualité et non pour alimenter ses angoisses. Dans cet ordre d’idées, un portefeuille bien diversifié permet de réduire le principal irritant au sommeil: les risques. Un bon conseiller en placements vous aidera à bien gérer ces risques.
Auteur : Stéphane Mondou , Directeur du marketing , Groupe Option Retraite , s.mondou@option.ca







