Conseiller financier
Votre conseiller en sécurité financière: un pro!
L’évolution qu’a connue le monde des assurances depuis une vingtaine d’années permet aux conseillers du troisième millénaire de répondre plus adéquatement aux besoins des clients. Comment «s’assurer» que le vôtre vous servira avec professionnalisme? Voici quelques points à surveiller.
Imaginons que vous désiriez acheter une assurance-vie et que vous ayez contacté un conseiller en sécurité financière, nommé autrefois «vendeur d’assurances». S’il est consciencieux, il vous posera une foule de questions. Bravo! Il est en train de déterminer vos besoins: Avez-vous une assurance collective au travail? Avez-vous des dettes? En cas de décès, quels sont les volets que vous aimeriez couvrir: l’hypothèque de la maison, un fonds d’études pour les enfants...? Le regard tourné vers un avenir inconnu, il s’informera aussi du niveau de vie que vous souhaitez maintenir, malgré la perte éventuelle de l’un des salaires du couple. Si vous êtes célibataire et sans enfants, l’assurance-vie n’est peut-être pas aussi nécessaire pour vous qu’elle l’est pour une famille. Dans ce cas, à la lumière de l’analyse des besoins, votre conseiller proposera très certainement un autre type de couverture puisque l’assurance-vie a été conçue, entre autres, pour subvenir aux besoins des survivants. Une assurance sur votre santé serait peut-être plus adéquate.Le budget et la durée
En plus du profil obtenu à partir de vos besoins, le conseiller se penchera aussi sur votre budget. Qu’en est-il? Quels sont vos moyens financiers? De prime abord, s’il a envisagé un type d’assurance que nous nommerons «A», il se peut que, d’après vos ressources financières, son premier choix soit remis en question et qu’il vous suggère une solution «B», plus en accord avec votre réalité. Cela s’appelle ne pas vendre pour vendre, mais vendre pour satisfaire le client. En tout temps, la décision vous appartient, et un conseiller compétent est tenu de la respecter. Le profil dessiné à l’aide de l’analyse des besoins financiers servira en outre à établir la durée du contrat: si le budget est limité, peut-être qu’une assurance temporaire serait mieux adaptée? Autrement, une assurance permanente prendra fin avec le décès. Elle est plus coûteuse, mais la prime ne variera jamais. Il est aussi possible de combiner les deux, parce que les besoins peuvent changer en cours de vie. «L’important est de répondre le plus adéquatement possible aux besoins du client tout en respectant son budget», rappelle Sylvain Mantha, conseiller financier depuis 15 ans.
La confiance règne-t-elle?
Toutes ces étapes de planification supposent qu’au préalable vous vous êtes senti en confiance avec le conseiller. Sans toutefois mettre ses compétences en doute, n’oubliez pas que vous êtes en droit de vous informer sur ses années d’expérience et ses études. Sachez en outre que les conseillers doivent détenir un permis émis par l’Autorité des marchés financiers (AMF), un organisme mandaté par le gouvernement du Québec pour encadrer les marchés financiers québécois et prêter assistance aux consommateurs de produits et services financiers. Et s’il s’avère que cela ne clique pas entre vous, demandez donc à rencontrer un autre conseiller.
Auteur : Lucette Bernier , , ,







