Assurances
Une planification dos à dos
Pour vous garantir un revenu de retraite et vous assurer de léguer un certain montant à vos enfants, il existe un moyen d’augmenter votre revenu de retraite tout en conservant un montant libre d’impôt pour vos enfants.
Avec les faibles taux d’intérêt, il devient de plus en plus important de planifier adéquatement vos revenus de retraite. Auparavant, les retraités ne comptaient que sur les rendements de placements sans jamais, ou presque, prêter attention à la question fiscale. Avec des taux d’intérêt de 10 % sur les certificats de prêt garanti (CPG), ils ne sentaient pas le besoin de le faire. Maintenant, les rendements ne sont plus aussi alléchants (autres temps, autres rendements). Il faut donc s’assurer d’en garder le plus possible dans les poches, et ce, en toute légalité.Comme vous le savez, les revenus d’intérêt sont imposés au même titre que ceux générés par l’emploi, alors que les revenus des dividendes et des gains en capital bénéficient d’avantages sur le plan fiscal.
La rente dos à dos ou la rente assurée
Elle consiste à souscrire à une rente avec de l’argent hors REÉR (non enregistré) auprès d’une compagnie d’assurances. Celle-ci s’engage à vous verser un revenu mensuel qui n’est pas entièrement imposable. Le revenu est composé d’intérêts, mais aussi d’un remboursement de capital non imposable.
Comme presque tous les retraités désirent remettre une somme à leurs enfants au moment de leur décès, le concept de rente dos à dos consiste aussi à souscrire à une police d’assurance-vie. Les retraités ont travaillé toute leur vie pour économiser en vue de la retraite, mais dès qu’ils y arrivent, ils ne veulent pas toucher aux fruits de leur labeur afin de pouvoir léguer un meilleur héritage aux enfants. C’est assez paradoxal, vous en conviendrez. Aujourd’hui, le concept de rente dos à dos remédie à cette situation en proposant un moyen de profiter davantage du capital retraite tout en pensant au bienêtre futur des enfants.
Des avantages pour chacun
Cette stratégie consiste à investir votre épargne hors REÉR dans la souscription d’une rente, qui vous sera versée le reste de vos jours. En même temps, vous souscrivez à une assurance-vie pour le même montant que vous avez remis à la compagnie d’assurances pour l’achat de votre rente. Ainsi, vos enfants seront en mesure de récupérer entièrement le montant de votre capital retraite non enregistré au moment de votre décès.
Comme toute chose, la stratégie de la rente assurée ne convient pas à tout le monde. Elle s’adresse d’abord et avant tout:
• Aux personnes âgées de 65 ans et plus dont le taux marginal est élevé et disposant d’un capital hors REÉR;
• Aux personnes désirant un revenu fixe et garanti;
• Aux personnes qui souhaitent transmettre à leurs enfants leur capital hors REÉR.
Avantages. La rente dos à dos procure un rendement net sur le capital investi beaucoup plus attrayant que la plupart des produits garantis; le versement de la rente est garanti et les risques sont minimes; très grande simplicité; produit très complémentaire à un REÉR ou à un FERR autogéré.
Inconvénients. La portion de la rente est un contrat immobilisé à vie: aucune modification ne pourra être apportée au contrat, et ce, même en cas de changement dans les conditions du marché. Il faut obligatoirement être assurable. Étant de nature viagère, la rente dos à dos n’est vraiment avantageuse que pour les clients de plus de 60 ans.
Voici l’exemple d’un homme non fumeur de 70 ans qui aurait 100 000 $ de capital non enregistré.
Obligation à 6 % Rente assurée
Revenu annuel 6000 $ 9145 $
Impôt annuel * 2400 $ 728 $ **
Revenu après impôt 3600 $ 8417 $
Prime annuelle de l’assurance-vie nsp*** 4151 $
Revenu net total 3600 $ 4266 $
Rendement après impôt 3,6 % 4,26 %
* On suppose un taux d’imposition de 40 %
** La portion imposable de la rente est de 1821 $
*** nsp (ne s’applique pas)
Ainsi, cet homme de 70 ans aurait amélioré son rendement après impôt de 1,3 %, ce qui est beaucoup comparativement au rendement qu’il peut espérer obtenir en investissant dans des obligations.







